Non et c’est un choix !
Rappelons tout d’abord que la culture de spiruline ne nécessite par nature l’emploi d’aucun pesticide.
La ratification d’un cahier des charges propre à la spiruline pour une labellisation bio n’existe pas encore.
Dans l’attente de cette dernière nous avons été inclus à celui des algues marines; ce que n’est absolument pas la spiruline!
Le problème ?
L’apport d’azote de synthèse. Il est pourtant nécessaire à la culture de la spiruline car il lui permet de produire les protéines qui la composent ( à hauteur de 60% °) . Cette spécificité qui la distingue des algues marines nous interdit l’accès au label bio ou nous contraint à l’utilisation de solution azotée à partir de végétaux souvent importées d’Amérique du sud ( canne à sucre, soja. etc.)
Cette aberration écologique nous fait préférer l’éthique à l’étiquette pour attendre la mise en place d’un cahier des charges propre à la spiruline au niveau européen.
Pour aller plus loin: Spiruline Bio – FSF Fédération Spiruline France (spiruliniersdefrance.fr) ou encore : Le casse-tête réglementaire de la spiruline bio française – Natura Sciences (natura-sciences.com)
Bio français vs bio étranger
L’autre problème majeur des producteurs français est l’invasion massive du marché français par une spiruline estampillée bio en provenance de l’étranger. Cette labellisation est un leurre pour les consommateurs car sachez que ce label n’est obtenu que par équivalence, les instances européennes ayant décrétées que le bio chinois valait le bio français alors même que leur culture ne répond EN RIEN au cahier des charges exigé en France pour une labélisation bio.
Ainsi vous trouverez dans la plupart des magasins une spiruline dite bio de provenance étrangère, souvent de piètre qualité et produite dans des conditions non surveillées.
A vous consommateurs d’exiger la qualité et de renverser la vapeur!
A regarder pour comprendre le problème: [PDM #2] – La SPIRULINE à l’assaut de la dénutrition et du marché douteux du complément alimentaire – YouTube